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Qui a dit que 20 ans n'était plus tant que cela le plus bel âge ! Certainement pas une certaine tueuse de vampire qui fêtait vendredi 10 mars 2017 ses... 20 printemps !

Voilà qui ne rajeunit ni elle ni nous ! Mais même si nous ne la voyons plus avec nos yeux d'adolescents/jeunes adultes, que la photographie et les costumes des deux premières saisons rappellent les goût douteux de la fin des années 90, cette série et son héroïne restent éminemment cultes et pionnières.

Mais comment lui rendre hommage de façon originale alors que chacun y est déjà allé la semaine dernière de son petit mot, de son grand papier pertinent, voire de sa larmichette ?

En parlant plus que jamais avec le coeur bien sûr comme nous le faisons souvent en matière de séries et en vous faisant partager ce que Buffy contre les vampires a signifié pour nous du jour où on l'a rencontrée jusqu'à aujourd'hui.

A vrai dire, la série de Joss Whedon nous a aidée à grandir à sa façon toute personnelle comme Friends et The X Files. C'est l'apanage de toutes les bonnes séries.

 

 

Nos années fac (car oui, nous sommes vieilles !)

Notre première rencontre avec la Tueuse date d'une soirée spéciale organisée sur Série Club, très probablement en avril 1998. Il faut comprendre qu'à cette période, le fameux âge d'or des séries des années 90 bat son plein en France avec notamment le succès grandissant d'Ally McBeal et la folie X Files.

Pour autant, le pilote de Buffy propose quelque chose de nouveau, d'insolite, ce mélange de surnaturel et d'humour et déjà un double niveau de lecture que nous ne comprendrons que plus tard dans la série.

Buffy Summers saute dans une crypte, fracasse le bras droit du Maître et notre coeur fait d'ores et déjà BOUM ! Puis Buffy Summers se laisse découvrir petit à petit par nous et par d'autres.

A la fac de lettres de Nice, les fans se reconnaissent dans les amphis, partagent leurs addictions et se refilent aussi un précieux sésame, les k7 vidéos des exploits de la Tueuse puis de son cher Angel en solo à Los Angeles. Et oui, il n'est pas encore question de DVD ni même de téléchargement !

Un peu grâce à Buffy Summers, des amitiés que l'on pense indéfectibles se créent. Et tout étudiant que l'on soit c'est à dire amené à réfléchir un peu plus souvent que les autres, ce n'est que des années plus tard, au cours d'une discussion à bâton rompu avec un autre mordu que l'on prendra la pleine mesure du phénomène.

Buffy nous accompagne donc toutes ces années de joyeuse adulescence et nous soufflera sans doute à l'oreille de clore nos études par un mémoire de maîtrise sur... les femmes dans les séries américaines.

Comme Ally McBeal, les soeurs Halliwell de Charmed, les filles de Sex and The City et une petite débutante qui vient d'arriver du nom de Sydney Bristow, Buffy Summers et Willow Rosenberg ont une grande place dans ces 120 pages finalement notées 15/20.

 

 

Nos années de pigiste (car oui, faut bien travailler !)

Nous sommes en 2001 et l'on décide de rentrer dans la vie active parce qu'il est temps d'écrire pour de vrai, de devenir cette journaliste que l'on rêve d'être depuis longtemps.

C'est une époque bénie pour qui n'a pas fait d'école de journalisme et veut tout de même en faire son métier surtout dans les magazines sur les séries qui pullulent. Un petit miracle arrive quand Maria Dao, rédactrice en chef de Séries Mania nous donne notre chance suite à une candidature spontanée. Suivront Génération Séries, Séries Star et Séries TV Magazine et puis le web Séries Quest, Séries Live, Critictoo et Season One.

Au cours de ces années de presse écrite, nous écrirons très certainement plus sur Charmed et Smallville que sur tout autre série avec des incursions chez Dawson, Felicity, Alias puis Vampire Diaries mais Buffy fait aussi partie du lot.

La vie du pigiste de l'époque est soumise à la diffusion télévisuelle de la série.

Ainsi il y a ce soir inoubliable dans la chaleur du mois d'août où devant boucler un guide d'épisodes de la saison 6, nous irons dîner avec des amis puis rentrerons à la maison tardivement regarder les 3 derniers épisodes, écrire, envoyer notre papier à la rédaction parisienne pour enfin retrouver notre lit des heures plus tard tellement nous étions galvanisées par la transformation de Willow, la mort gore de Warren, l'affrontement avec Giles et finalement les mots pleins d'amour et de soutien d'Alex qui la font redevenir humaine.

En 2003, Série Club diffuse l'ultime saison de Buffy contre les vampires, une saison plus que jamais placée sous le signe du pouvoir au féminin.

La saison n'est certes pas la meilleure mais nous offre un belle conclusion. Une série que l'on aime avec ferveur et qui s'achève, c'est toujours un deuil que l'on porte plus ou moins longtemps.

 

 

Nos années d'adulte (car éventuellement, faut bien grandir !)

Peu à peu la série disparaît des unes de magazines en même temps d'ailleurs que lesdits magazines de niche qui se sont tous fait concurrence les uns aux autres pour finalement mourir dans leur coin.

La presse spécialisée séries TV en France n'a plus du tout le même visage que 5-6 ans plus tôt. Elle n'existe d'ailleurs pratiquement plus.

De la même façon, Buffy contre les vampires est aussi liée à une époque de consommation différente de la série TV. Il y avait une attente, une ferveur, un sentiment qui n'existe plus aujourd'hui avec le téléchargement légal ou pas d'ailleurs.

Buffy et le Scooby Gang ne sont donc plus aussi présents qu'avant mais ils vont tout de même accompagner les fans dans les années 2000 puis les années 2010.

Grâce en particulier aux travaux des universitaires qui vont se pencher sur le phénomène et donner chemin faisant ces lettres de noblesse à une série, tout aussi étudiable qu'un film de cinéma.

Mais aussi grâce à une fanbase qui s'empare d'Internet, crée des sites dédiés, de véritables encyclopédies encore plus fouillées que Wikipédia.

Enfin grâce à Joss Whedon qui, en bon fan de comics et scénariste des Astonishing X-Men de Marvel, offre à sa série phare une seconde vie (plus ou moins réussie) en version bulle.

Mais c'est au final dans le coeur des fans que Buffy continuera de vivre le plus fidèlement. C'est pour cela que celui ou celle qui tombe aujourd'hui sur une énième rediffusion sur Téva ou ailleurs suit l'épisode avec bonheur.

Parce que Buffy, ce n'était pas seulement une blonde qui tuait des vampires, Buffy c'était l'école de la vie à la dure, sans que l'on s'en aperçoive vraiment.

Une existence cernée par la mort pour mieux apprécier la vie. Une héroïne et une série comme on n'en fera jamais plus.

Toujours imitée, jamais égalée !

 

Quelques autres mots d'amour à Buffy contre les Vampires publiés à l'occasion des 20 ans de la série

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