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Interprétée par Sarah Rafferty

ATTENTION SPOILERS SUR LA SAISON 6

S’il y a bien une chose que toutes les filles de Suits savent faire c’est porter des talons hauts et marcher avec panache. En la matière, la démarche de Donna Paulsen est à tomber par terre, suivie de près par celle de Jessica Pearson (Gina Torres) !

Ce n’est heureusement pas là le seul talent de l’assistante très particulière d’Harvey Specter. Bien au contraire, l’incendiaire rousse est multi-talents et surtout multi-qualités. On ne peut aimer Suits sans aimer Donna qui en incarne l’esprit encore plus qu’Harvey Specter (Gabriel Macht) ou Mike Ross (Patrick J. Adams) !

Donna est formidable, elle le sait et s’en réclame. Chez n’importe qui d’autre, cela passerait pour de la vantardise mais la jeune femme est dotée d’un recul extraordinaire sur elle-même et sur les gens qui l’entourent qui fait qu’elle se trompe rarement. Et le pire c’est que ça n’en est même pas pénible.

Nul doute qu’une fille avec son intelligence et sa débrouillardise aurait cherché et trouvé un travail plus ambitieux mais à la vérité, on ne la voit nulle part ailleurs qu’assise à l’entrée du bureau d’Harvey, à surveiller farouchement les intérêts de son patron en mettant en boîte tout ceux qui passent. Donna n’est pas qu’une « secrétaire », elle est surtout celle par qui toutes les informations transitent. Le cabinet de Jessica a beau avoir de très belles portes vitrées, elles n’arrêtent en rien les oreilles magiques de Donna.

Ici l’adage selon lequel le savoir c’est le pouvoir, se vérifie tous les jours ! Connaître le dernier potin, les coulisses du procès du moment, la taille des caleçons d’Harvey (si, si, elle en est capable !), autant d’informations détenues par Donna, ange bienveillant, sarcastique en diable et tellement drôle qui ne lâche rien sans une très bonne raison ou un pot de vin luxueux (l’opéra est son péché mignon). A bien des égards, Donna semble parfois bien plus en charge du cabinet que ne l’est Jessica. Le respect est pourtant mutuel entre ces deux femmes moins différentes qu’il n’y paraît.

Comme Jessica, malgré son style et son incroyable beauté, Donna semble avoir une vie personnelle désertique jusqu’à l’arrivée d’un très séduisant associé anglais dans la saison 3. Une liaison qui n’ira pas très loin pour diverses raisons, la plus importante d’entre elles étant Harvey.

L’étrange relation entre Donna et son patron direct entre vacheries et petites attentions est une des plus grandes réussites de la série. Les scénaristes l’ont soigneusement construite et enrichie d’épisode en épisode avant de nous en révéler la genèse dans un épisode flashback de la saison 3.

Avant d’être recruté par Jessica, Harvey officiait au bureau du procureur de New York où Donna était simple secrétaire. Un numéro de charme plus tard, le sémillant avocat pense s’être mis la rousse dans la poche mais c’est mal connaître la donzelle qui ne croit pas un mot sortant de la bouche de ce dragueur impénitent qu’elle a cerné au bout de 2 minutes de conversation. Il ne l’aura pas (tout de suite) dans son lit mais avant tout près du cœur. Il est fasciné, elle est dévouée, ils ne se quitteront plus. Et quand il accepte la proposition de Jessica, c’est à la condition qu’il amène avec lui son assistante ce qui ne se fait pourtant pas chez un associé junior. Une demande qui fait dire à la patronne : « She must be very special » !

Cette Jiminy Cricket en jupon vit avec Harvey une « histoire d’amour » singulière, étonnante, platonique qui ne répond en rien aux archétypes du genre. Après un petit écart de conduite, ils se sont juré que ça ne se reproduirait plus jamais et l’absence de sexe fait toute la sève de leur relation.

Ils ne sont pas amoureux l’un de l’autre, ils s’aiment tout simplement, se respectent, se protègent. Il est un meilleur homme et un meilleur avocat grâce à elle.

En dépit de l’aspect fusionnel que peut avoir cette relation, Donna est un électron libre qui n’hésite pas à démissionner (pour mieux revenir) sans se retourner. Elle peut vivre sans Harvey. L’inverse est tout à fait impossible. Alors, c’est qui le sexe faible, hein ?!

Une chose est sûre, il vaut mieux être du côté de Donna. Mike Ross l’a bien compris et par association, Rachel Zane, l’auxiliaire juridique chère au cœur de Mike est devenue sa copine. C’est d’ailleurs la seule amitié féminine que l’assistante semble entretenir, personne ne trouvant vraiment grâce à ses yeux. Les deux femmes partagent une même adoration pour Richard Gere et un intérêt certain pour les Louboutins. Sans oublier que « leurs hommes » respectifs travaillent côte à côte sur les mêmes affaires. Forcément, ça rapproche !

En plus d'être un fin limier qui sait TOUT sur TOUT LE MONDE, Donna Roberta Paulsen fait montre d'une empathie fabuleuse envers ses collègues. En témoigne sa jolie relation avec Louis Litt, vilain petit canard de l'entreprise pour lequel elle va tenter d'interférer auprès de Jessica et d'Harvey en fin de saison 4. Tous deux partagent un intérêt pour le théâtre (Donna se rêvait actrice), le ballet, l'opéra. Et c'est à lui qu'elle s'ouvrira sur son passé et ce père joueur compulsif qui était le sien et qui a ruiné sa famille.

Ce parfait juge de caractère sera blessé de voir Mike Ross s'en aller vers de nouvelles aventures (avant de revenir au bercail) mais fera pourtant son maximum pour réconcilier le jeune homme avec Harvey. Elle sera tout aussi présente pour Louis, en pleine confusion amoureuse et un soutien pour Rachel lors de l'incarcération de Mike et pour Harvey lorsque Jessica décidera de quitter le cabinet.

Donna ou le supplément d'âme qui manquait à la série !

Jusqu’ici habituée des apparitions dans diverses séries, Sarah Rafferty livre une performance incroyable en faisant de Donna ce personnage passionnant aux multiples facettes. Tour à tour, drôle, vulnérable, directe, pleine de réparties, indétrônable, cinglante, elle est absolument irrésistible et toujours surprenante.

Voir aussi les personnages de Jessica Pearson et Rachel Zane

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Le coin des quotes

I'm sorry I don't have a photographic memory, but my brain is already busy being awesome

You're weird. We'll be friends

Donna. It's like a name and a title. You'll see

The computers don't run themselves... at least until Skynet goes active"

When you left the firm you left me, too. But I honestly thought we would always be friends. Now I’m not so sure

Balls are never debatable

I prefer to appear at the exact moment I’m needed

I'm the fax whisperer

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