Dans « Ride or Die » sur Prime Video, Judith et Deb sont deux meilleures amies que les mensonges de l’une vont faire vaciller. Les formidables Hannah Waddingham et Octavia Spencer mènent la danse au milieu des balles.
Notre rubrique Meilleures ennemies s’appliquent en général à des personnages que tout opposait et qui vont finalement ne plus pouvoir se quitter. Dans le cas de Judith et Debbie, ce sera plutôt l’inverse… encore que, spoiler alert, l’amitié triomphe !
Côté pile, il y a donc deux meilleures amies qui partagent un bookclub pour bitcher et qui partent en vacances entre filles : Judith, une sculpturale blonde, comptable judiciaire de son état et Deborah, femme au foyer, avocate de formation trop occupée à sauver les fesses politiciennes de son abruti de mari, futur Premier ministre du Royaume-Uni. La première est anglaise et blanche, la seconde est américaine et noire.
Jusqu’ici tout va bien comme dirait l’autre. Sauf que Judith n’est pas comptable, elle est tueuse à gage à la solde d’une organisation fantôme et que Debbie l’apprend violemment lors d’une soirée mouvementée où la blonde n’a d’autre choix que de se dévoiler pour sauver son amie.
La tête et les jambes

Après cette soirée, Debbie n’est pas au mieux de sa forme. Elle découvre le mensonge de son amie de 20 ans, cette femme et sa personnalité qu’elle aime depuis presque toujours. Même leur rencontre, si elle est bien hasardeuse, est liée au travail de « Judith » dont ce n’est évidemment pas le vrai prénom. Elle se sent trahie, triste et effrayée parla tournure des événements. Car les voilà en plus en cavale.
L’occasion pour la mère de famille de sortir de sa zone de confort. Aussi dangereuse que soit la situation, elle réveille une Debbie trop longtemps cantonnée à jouer les seconds rôles. Elle se révèle d’un sang-froid et d’une intelligence à toute épreuve. Si bien que malgré le sentient d’abandon et de traitrise, les (trop) nombreuses engueulades entre les deux femmes, Judith et Debbie ne tardent pas à former un binôme complémentaire. Qui se soutient, qui se sauve, qui se protège l’une l’autre en dépit de leur nouvelle normalité.
Judith, seule au monde

Face à la tristesse de Debbie, il y a la solitude de Judith avec une vie de conditionnement. Récupérée à 15 ans par une sorte de père de substitution toxique à la tête d’une organisation criminelle d’un autre type, elle a été façonnée par cet homme. Bien qu’elle semble donner l’impression de vivre en toute liberté, tout est contrôlé à tel point qu’en rencontrant par hasard Debbie, elle en a fait son point d’accroche, sa seule constante. Un nouveau secret aussi pour son employeur qui va avec encore plus de contrôle et de précaution. Car une tueuse qui aime quelqu’un, c’est une faiblesse. Elle sera d’ailleurs confrontée à son double problématique, une tueuse qui a vrillé par jalousie pour sa relation fusionnelle avec Debbie.
Mais ne nous y trompons pas, avec son mari démissionnaire et ses grands enfants, Debbie voit aussi en Judith sa pierre de touche. A partir de la découverte de la vérité, elles fonctionnent même comme un couple avec de vrais moments de romantisme amical. Soulignons d’ailleurs le talent des deux actrices dont l’alchimie est indéniable même si la série n’a rien de parfait.
Voilà qui en font… les meilleures ennemies !
